Mot du management 28 mai 2018 : Desir

Pendant longtemps, les sociétés humaines cherchaient à satisfaire leurs besoins. L’analyse de cette quête est à la base de la création de la science économique. Mais avec l’hypermodernité, les hommes (individus hypermodernes) ne se contentent plus simplement de satisfaire des besoins ressentis, mais ils sont devenus capables d’imaginer des manques (ou susciter chez d’autres des sentiments de manque) afin de réaliser des actes de consommation qui ne relèvent plus du besoin mais simplement du désir. Le désir relève essentiellement de la perception, mais il est une source incroyable de motivation (Pyramide des besoins, selon Maslow). Platon disait dans Le Banquet, « on ne désire que ce dont on manque ». Les spécialistes du marketing et de la vente ont bien compris cela, ils aident à la construction de l’individu hypermoderne en tentant d’augmenter ses sentiments de manque. Que l’on soit Platonicien ou Epicurien, on a toujours quelque chose à désirer. Et Roussait disait « Malheur à celui qui n'a plus rien à désirer ».

Leave Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *